Après des années de rebondissements, de changements d’écoles et d’entreprises, j’ai décidé de prendre une année de break pour explorer une partie du globe et améliorer mon anglais qui était je dois l’avouer déplorable. J’ai opté pour un « working holiday visa » me permettant de travailler et de voyager en Nouvelle-Zélande pour une année. Je ne vais pas entrer dans les détails de l’obtention de ce type de visa, mais il est très facile pour les citoyens Français de moins de 30 ans de l’obtenir en ligne pour de nombreux pays (le coût est variable en fonction de la destination). Après un mois à vadrouiller en van sur la côte est Australienne, direction Wellington la capitale de la Nouvelle-Zélande pour commencer cette nouvelle étape. Au départ en auberge de jeunesse, puis dans des logements partagés avec des colocataires des quatre coins du monde.
J’ai trouvé rapidement du travail dans une société de catering (le job de tous les backpackers du coin) puis un court remplacement dans une start up web. Des opportunités parfaites me permettant de couvrir à la fois mes dépenses locales mais aussi d’être flexible et de voyager quand je le souhaitais à travers ce somptueux pays. La Nouvelle-Zélande est à couper le souffle, autant par sa beauté, sa diversité de paysages que par la gentillesse et la générosité de ses habitants. Ce pays restera à jamais gravé dans mon cœur et c’est certain que j’y retournerai un jour.
L’année passée, il est temps de rentrer en France et sur le chemin du retour j’en ai profité pour explorer pendant 2 mois en sac à dos quelques pays d’Asie du Sud-Est (Indonésie, Vietnam, Cambodge, Thaïlande). Auberges de jeunesse, rencontres, découvertes de pays, de nourritures, de lieux incroyables, pour moi il s’agissait de la vie, la vraie, et je ne voulais pas gâcher une minute de ces instants précieux.
J’encourage et je recommande toutes personnes hésitant à franchir le cap, de vivre ce type d’aventure à l’étranger. Osez-vous lancer, sortir de votre zone de confort et confrontez-vous à d’autres personnes, cultures, et mœurs… Une année ce n’est rien au final dans une vie, une carrière, ce n’est juste qu’une parenthèse qui vous permettra de rebondir sur d’autres projets auxquels vous n’auriez peut-être jamais pensé. Je ne peux pas décrire les nombreux aspects positifs que ce type d’expérience vous apportera… Dans le pire des cas, si cela ne vous convient pas, vous aurez toujours la possibilité de rentrer chez vous… Mais au moins vous l’aurez fait.
Dernier point important, écartez l’idée qu’il faut être « riche » pour se permettre de vivre ce type d’aventure. Si vous partez sans avoir trouvé un emploi au préalable, il est évident qu’il vous faudra avoir mis de l’argent de côté avant votre départ pour financer une fois arrivé sur place les trois postes clés : logement, nourriture et transport. Il n’y a pas de montant précis, tout dépendra des couts liés à ces trois postes en fonction du pays sélectionné et du temps que vous mettrez à décrocher votre nouveau job. Gardez en tête qu’il existe des solutions (woofing, au pair, stages, VIE…) permettant d’anticiper au mieux votre départ et de franchir le cap en limitant vos coûts sur place.
Bon voyage.
Kathleen



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